Fin de la transition malienne : le RPM appelle les autorités au respect des engagements

Fin de la transition malienne

Selon le Rassemblement Pour le Mali(RPM), ce mardi 26 mars 2024 marque juridiquement la fin de la transition politique au Mali, instaurée à la suite de l’arrestation du Président démocratiquement elu, feu Ibrahim Boubacar Keita, et la démission de celui-ci de toutes ses responsabilités. C’était le 18 aout 2020.

Le RPM rappelle que ce coup d’état militaire a ouvert la voie à une transition politique dont la durée avait été initialement fixée à dix-huit mois. Et de noter que le non-respect de cette échéance << nous avait valu des sanctions économiques et financières de la CEDEAO et de l’UEMOA>>.

Le parti des tisserands poursuit qu’une deuxième phase avait été fixée à 24 mois pour compter du 25 mars 2022 par Décret N° 2022- 0335/PT RM du 06 juin 2022.

Toutefois, le parti rappelle que le 25 septembre 2023, le Gouvernement annonça sa décision d’organiser exclusivement l’élection présidentielle pour sortir de la Transition, avec un léger report pour des raisons techniques. <<Aujourd’hui, six mois après cette annonce et à la veille de l’échéance juridiquement actée, le RPM estime que les contraintes techniques précédemment évoquées par les autorités de la transition ont toutes été levées>>, avance-t-on.

Nonobstant la grande résilience dont le peuple malien a su faire preuve, le RPM estime que la transition politique a l’obligation de s’achever. Et trouve que la situation socio-économique et financière du pays le commande aussi, la transition sera d’autant plus réussie qu’elle va s’achever par un processus politique transparent, participatif et inclusif

<<Le RPM, fidele aux principes de la République et aux valeurs démocratiques chèrement acquises depuis la révolution de mars 91, appelle les autorités de la transition au respect des engagements souverainement pris devant la communauté nationale et internationale>>, invite le parti.

Ainsi, le RPM en appelle à la responsabilité du Président de la Transition pour mettre en place de toute urgence un nouveau mécanisme transitionnel pour un retour à l’ordre constitutionnel dans un délai de six mois.

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