Mali : Le président de la Maison de la presse invite le Colonel Assimi Goita à un dialogue franc avec les journalistes.

Ce jeudi 29 février 2024, M. Bandiougou Danté, président de la Maison de la presse, accompagné des responsables de la Haute Autorité de la Communication (HAC) et du Comité National de l’Égal Accès aux Médias d’État (CNEAME), a présenté ses vœux pour la nouvelle année 2024 au Colonel Assimi Goita, Président de la Transition et Chef de l’État. Cette rencontre a été l’occasion pour le président de la Maison de la presse d’aborder les relations entre les autorités de la transition et la presse malienne, ainsi que les conditions de travail des journalistes.

« Depuis quelques années, notre pays s’est engagé dans un processus de transition visant à restaurer un Mali démocratique, pacifique, cohésif et conciliant. L’année 2023, que nous venons de clore, a été marquée par d’importants défis politiques, sécuritaires, économiques, sociaux et sanitaires, comme en témoignent les nombreux reportages, interviews, dossiers, documentaires et comptes rendus parus dans nos colonnes, sur nos ondes et sur nos écrans », a déclaré d’emblée le président Danté.

Malgré ces réalisations, ajoute-t-il, la liberté de la presse dans notre pays a quelque peu régressé. Ce constat est partagé par les organismes internationaux de soutien et de défense de la liberté des médias, tels que Reporters Sans Frontières (RSF), qui ont placé notre pays au 113e rang en 2023, par rapport au 111e en 2022. À l’en croire, cette évolution intervient dans un contexte où les atteintes à la liberté de la presse prennent des formes plus graves, passant désormais de l’emprisonnement à des actes d’assassinat et d’enlèvement.

Malgré nos efforts conjoints pour trouver des solutions, poursuit-il, l’année 2023 a été marquée par une atmosphère délétère. L’aide à la presse malienne, sujet de nombreuses discussions, semble s’éloigner progressivement, alors même qu’elle jouait un rôle dans le maintien de la formation continue des journalistes, l’achat de matériel, les frais de déplacement pour la collecte d’informations, les coûts d’impression et d’électricité, ainsi que les salaires des employés, notamment les journalistes, contribuant ainsi à l’amélioration de la qualité éditoriale.

Nous ne sommes pas opposés au pouvoir, mais en tant que contre-pouvoir, nous jouons un rôle essentiel dans la démocratie. En dépit, le paysage médiatique malien reste dynamique, avec plus de 450 radios, plus de 40 chaînes de télévision, plus de 150 tabloïdes et 60 journaux en ligne, tous en contact direct avec les populations et offrant une information de proximité.

Toutefois, le président est convaincu que la révision des textes législatifs et réglementaires régissant notre secteur est indispensable pour garantir une pratique conforme aux normes régionales, africaines et mondiales. « Nous sommes également favorables à une législation liant l’aide à la presse aux recettes fiscales de l’État, afin de garantir sa transparence et son efficacité », a-t-il exprimé.

Appréciant le sens d’écoute du président de la transition Le président de la maison de la presse invite le colonel Assimi Goita à un dialogue avec les journalistes  » Pour ce faire, votre devise est : « écouter beaucoup et parler peu pour bien agir », et notre premier défi pour 2024, le défi pour le nouveau comité de pilotage de la Maison de la Presse, élu seulement le mardi dernier est de vous inviter chez nous, oui Excellence, à la Maison de la presse pour un dialogue à bâtons rompus avec les journalistes, un véritable dialogue inter-Maliens » invite -il.

En réponse, le Colonel Assimi Goita n’a ni confirmé ni infirmé mais assure que la relecture du régime de presse et de délit de presse est indispensable avant de rassurer qu’il va réunir les associations faitières pour une réflexion sur la transparence de la gestion de l’aide à la presse. Toute chose qui est déjà faite lors de la relecture de ce texte car tous les faitières étaient représentés par un membre.

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