Retrait de l’AES de la CEDEAO : Les « sombres » calculs du ministre burkinabé de l’économie

Dans une récente interview accordée à l’Agence d’information du Burkina (AIB), le ministre de l’économie Aboubacar Nacanabo, a évoqué la sortie du pays de la Cedeao. L’autorité estime que le Burkina Faso n’aura pas à souffrir de ce retrait sur le plan économique parce qu’il commerce peu avec les pays membres de la Cedeao hors de l’Union monétaire Ouest africaine (UMOA). 

« Notre sortie de la CEDEAO en termes d’impact sur le commerce extérieur n’est pas assez significative en dehors du Ghana. Les exportations en 2023, ont atteint 14% avec la zone CEDEAO dont moins de 3% avec les pays hors UMOA comme le Ghana »,  a-t-il déclaré. 

La CEDEAO perdrait 45 milliards de FCFA par an

D’après lui, si le Burkina sera peu affecté par sa sortie de la CEDEAO, il n’en sera pas de même pour l’organisation communautaire.

En effet, selon les calculs du ministre burkinabè de l’économie et des finances, l’institution, elle perdra au moins 45 milliards de FCFA de prélèvements communautaires chaque année, après le départ du Burkina Faso, du Niger et du Mali.

Aboubacar Nacanabo pense également que la CEDEAO perdra aussi « les effets de synergies », puisqu’elle ne compte plus que 12 membres.

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