Changement Climatique : la caravane ouest africaine se mobilise pour changer des comportements

Pour la 4ème édition de la Caravane Ouest Africaine, l’espace Kurukan-Fuga de Kangaba a été la capitale de la lutte pour le droit à la terre, à l’eau  et à l’agro écologie paysanne, une lutte commune. C’était, ce Mercredi 15 Novembre 2023, sous la présidence du sous préfet de Kangaba Mme Aminata SANOGO, représentant, le Préfet du cercle.

Vu la montée vertigineuse des conséquences néfastes des changements climatiques , des jeunes, des vieux et des autorités coutumières et religieuses de l’ensemble des pays de l’Afrique de l’Ouest, plus la Mauritanie se sont retrouvés à Kurukan-Fuga (Kangaba) à travers cette Caravane dénommée « Caravane Ouest africaine » pour trouver une solution commune à travers des sensibilisations auprès des communautés et des plaidoyers à l’endroit des décideurs et des chefs d’Etats de la sous région.

Cette 4ème édition de la caravane de la CGLTE-OA  avait pour thème «Le changement climatique l’un des défis environnementaux, agricoles et économiques en Afrique »

Pour rappel, ce mouvement communautaire et social, représente 16 plateformes ouest africaines de la Convergence globale des luttes pour la terre, l’eau et les semences paysannes (CGLTE-OA), regroupant l’Alliance des chefs traditionnels et coutumiers, des religieux, des organisations de la société civile, des femmes et des jeunes.

Sans sécurisation et contrôle de nos patrimoines communs : la terre, l’eau et les semences paysannes par et pour les communautés, sans leur participation active dans les prises de décisions et leadership, notamment la participation des femmes et des jeunes, nous ne pouvons pas agir et avoir un développement qui réponde aux enjeux et défis liés au réchauffement climatique…, estiment les  jeunes du mouvement à travers une déclaration commune.

Par ailleurs, vu l’urgence d’agir en faveur du climat, ils exigent à leurs Chefs d’Etats, gouvernements, institutions régionales et internationales, de :

-Soutenir toutes propositions de lois, textes règlementaires et politiques publiques et les mettre en œuvre avec au cœur les communautés pour la sécurisation de leurs droits collectifs.

-Casser le système de l’agriculture mondialisée, en soutenant le cycle vertueux : produire, transformer et consommer local. L’intégration régionale, dans une dynamique collective de terroirs en agro-écologie paysanne…

Ils exigent à se qu’on Protège l’eau, notre bien commun en :

Sauvegardant nos fleuves, nos cours et points d’eau, cordon ombilical entre nos pays, en interdisant leur pollution et destruction notamment avec les dragages et autres ;

En Préservant nos bassins versants et en priorité les forêts naturelles… ;

En rejetant les produits chimiques tant dans les textes législatifs que dans nos systèmes agricoles, ou que dans les activités minières qui polluent irréversiblement nos sols, nos nappes phréatiques menaçant alors la potabilité de l’eau, et notre santé et bien d’autres.

Cette Déclaration de la COP des communautés de la CGLTE-OA est intrinsèquement liée à la Déclaration solennelle de l’Alliance des chefs traditionnels et coutumiers de l’Afrique de l’Ouest et du Centre et des religieux, élaborée lors de leur rencontre du 13 et 14 novembre dans le cadre de la caravane.

Quant aux autorités traditionnelles, leur porte parole, sa Majesté Moussa Adi Gourgoudou  du Niger à laissé entendre qu’ils ont honoré leur présence à Bamako pour prendre part à la lutte de la convergence globale des luttes pour la terre, l’eau et les semences paysannes à l’occasion de la 4ème édition de la Caravane Ouest Africaine. Il a rappelé que l’harmonie entre les peuples pour agir assemble est indispensable en vue de préserver notre patrimoine commun, de bien gérer nos ressources, de remettre de l’ordre dans nos rapports à la nature, de revaloriser nos cultures et de reconstruire notre vivre ensemble sur cette terre… En réitérant l’engagement et l’accompagnement de l’ensemble des autorités coutumières pour les changements de comportement au bien être de l’humanité, il a laissé un appel à toutes les personnes de bonnes volontés de se donner la main pour marcher comme la caravane Ouest Africaine et travailler pour un impact significatif de nos changements de comportement.

A rappeler que l’ensemble des déclarations communes, celle des chefs coutumiers et religieux, et celle des jeunes ont été remises à Mme le sous préfet, dans l’attente d’un accompagnement des autorités de l’Etat. Pour sa part, elle rassuré les Caravaniers, pour l’accompagnement de l’Etat vu l’intérêt commun de la lutte contre Les effets du changement climatique.

Cette Caravane qui a pris le départ au Burkina-Faso, en passant la Cote d’Ivoire, aujourd’hui à Kangaba au Mali va continuer sur Kayes en passant par le Sénégal pour prendre fin en Gambie.

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