L’UA appelle à un retour rapide à l’ordre constitutionnel au Gabon et au Niger

L’Union africaine (UA) a appelé à un retour rapide à l’ordre constitutionnel au Gabon et au Niger suite aux récents coups d’Etat militaires qui ont renversé les régimes civils dans les deux pays.

Cet appel a été lancé par le Conseil de paix et de sécurité de l’UA à l’issue de sa dernière réunion, mardi, qui s’est penchée sur la situation dans les deux pays africains.

« Le Conseil a réaffirmé sa tolérance zéro à l’égard des changements anticonstitutionnels de gouvernement et a renouvelé son appel à un retour rapide à l’ordre constitutionnel dans les deux États », a déclaré le département des affaires politiques, de la paix et de la sécurité de l’UA dans une mise à jour diffusée sur les réseaux sociaux.

Le Conseil a en outre demandé « un calendrier clair et limité dans le temps pour la période de transition » vers un retour à un régime civil dans les deux pays.

En ce qui concerne la situation au Niger, le Conseil a réitéré sa demande de libération immédiate et inconditionnelle du président Mohamed Bazoum et de tous les autres détenus, ainsi que le respect de leurs droits humains, y compris la protection de leur santé physique et de leur intégrité morale.

Le 26 juillet, les militaires nigériens ont arrêté Bazoum et choisi Abdourahamane Tchiani, ancien chef de la garde présidentielle, pour diriger le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie, un organe gouvernemental créé par les soldats après le coup d’État, qui exerce depuis lors des pouvoirs législatifs et exécutifs.

Le 30 août, Brice Oligui Nguema, commandant en chef de la Garde républicaine gabonaise, a été nommé dirigeant de transition du pays centrafricain à la suite d’un coup d’État.

Après les coups d’État militaires, la Commission de l’UA a suspendu le Niger et le Gabon du bloc panafricain jusqu’à ce que l’ordre constitutionnel normal soit rétabli dans les deux pays.

Le bloc régional a également exhorté tous les acteurs politiques, civils et militaires des deux pays à donner la priorité aux voies politiques pacifiques.

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