Guerre de reconquête de l’intégrité territoriale du Mali : La MINUSMA joue-t-elle franc-jeu avec les autorités

Le 12 septembre dernier, les groupes armés de Kidal, sous la coupe de la CMA, attaquaient les positions FAMA de Bourem sous un motif fallacieux de « légitime défense ». Une déclaration de guerre et violation flagrante de l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. Et depuis un mois que la CMA poursuit avec ses actions de provocation, nous assistons à un silence de carpe de la MINUSMA et de la Médiation internationale. Un Rubicon a été franchi mardi lorsque la MINUSMA a laissé les groupes armés de la CMA occupés le camp BATFAR (Bataillon des Forces Armées Reconstituées) de Kidal… Pour quelle raison ? Allez-y savoir !

La CMA s’attaquent aux forces armées maliennes depuis le 12 septembre dernier. Des attaques consécutives au retrait en cours de la MINUSMA devant aboutir par la remise de toutes les emprises qu’occupait cette mission Onusienne aux autorités maliennes, que la CMA n’en entende pas de cette oreille. Le Représentant spécial du Secrétaire Général pour le Mali, M. El-Ghassim Wane avait certes prévenu que des difficultés subsisteront en raison du calendrier serré de retrait de la Mission, mais de là à voir tout le monde fermer les yeux sur les faits et gestes de la CMA depuis le 12 septembre dernier, cela étonne plus d’un.

Si la première phase de retrait de la Mission, qui se concentrait sur la fermeture des avant-postes les plus petits et les plus éloignés des camps de l’ONU à Tombouctou, Gao et Mopti, a été émaillée par des incidents sécuritaires lors de la fermeture du camp de Ber, le fait que la MINUSMA évoque des difficultés sur le plan politique quant au désaccord entre les autorités maliennes et les mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali sur le sort des emprises de la mission après son départ est une manière de noyer le poisson dans l’eau, tant il ne souffre d’aucune ambigüité que les bases de la Mission doivent légalement être transférées à l’État malien.

Sur ce point, aucun arrangement sécuritaire, tel qu’invoqué par la Coordination des Mouvements de l’Azawad, ne saurait faire foi, encore moins justifier qu’une partie signataire de l’accord, notamment la CMA, s’attaque aujourd’hui aux forces armées maliennes sans une quelconque réaction, ni de l’ONU ni de la Médiation internationale, alors même qu’elles conviennent toutes que la deuxième phase du transfert des tâches de la MINUSMA à l’État malien, commencée le 1er septembre 2023, sera « extrêmement difficile ».

Là-dessus, le Gouvernement malien, tout en se disant ouvert au dialogue pour régler pacifiquement les questions ponctuelles qui peuvent se poser, tient au respect strict des délais convenus pour le transfert des camps de Tessalit, d’Aguelhok et de Kidal à l’État du Mali, et n’envisage pas de prolongation du départ de la Mission au-delà de la date du 31 décembre 2023. La première phase qui se concentrait sur la fermeture des avant-postes les plus petits et les plus éloignés des camps de l’ONU à Tombouctou, Gao et Mopti et la réduction de 25% de l’empreinte géographique de la MINUSMA, s’est achevée le 25 août avec la fermeture de la base de Ménaka.

Pourquoi on ne sent pas l’engagement de l’ONU dans la diligence de la deuxième phase du processus de réduction des effectifs et de retrait qui doit se dérouler jusqu’au 15 décembre et qui concerne la fermeture de six bases (Tessalit, Aguelhok et Kidal, au nord, Douentza et Mopti, au centre, et Ansongo à l’est), bien que l’Etat malien a et continue de réitérer son attachement à la mise en œuvre « intelligente et diligente » de l’Accord pour la paix et la réconciliation, en collaboration, bien sûr, avec les mouvements signataires qui le souhaitent ? Pourquoi la MINUSMA a consenti à laisser le camp de l’armée reconstituée aux mains des groupes armés de Kidal ?

Autant dire qu’il y a une complaisance avérée de la MINUSMA vis-à-vis des bandits armés de Kidal !

Le 12 septembre dernier, les groupes armés de Kidal, sous la coupe de la CMA, attaquaient les positions FAMA de Bourem sous un motif fallacieux de « légitime défense ». Une déclaration de guerre et violation flagrante de l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. Et depuis un mois que la CMA poursuit avec ses actions de provocation, nous assistons à un silence de carpe de la MINUSMA et de la Médiation internationale. Un Rubicon a été franchi mardi lorsque la MINUSMA a laissé les groupes armés de la CMA occupés le camp BATFAR (Bataillon des Forces Armées Reconstituées) de Kidal… Pour quelle raison ? Allez-y savoir !

La CMA s’attaquent aux forces armées maliennes depuis le 12 septembre dernier. Des attaques consécutives au retrait en cours de la MINUSMA devant aboutir par la remise de toutes les emprises qu’occupait cette mission Onusienne aux autorités maliennes, que la CMA n’en entende pas de cette oreille. Le Représentant spécial du Secrétaire Général pour le Mali, M. El-Ghassim Wane avait certes prévenu que des difficultés subsisteront en raison du calendrier serré de retrait de la Mission, mais de là à voir tout le monde fermer les yeux sur les faits et gestes de la CMA depuis le 12 septembre dernier, cela étonne plus d’un.

Si la première phase de retrait de la Mission, qui se concentrait sur la fermeture des avant-postes les plus petits et les plus éloignés des camps de l’ONU à Tombouctou, Gao et Mopti, a été émaillée par des incidents sécuritaires lors de la fermeture du camp de Ber, le fait que la MINUSMA évoque des difficultés sur le plan politique quant au désaccord entre les autorités maliennes et les mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali sur le sort des emprises de la mission après son départ est une manière de noyer le poisson dans l’eau, tant il ne souffre d’aucune ambigüité que les bases de la Mission doivent légalement être transférées à l’État malien.

Sur ce point, aucun arrangement sécuritaire, tel qu’invoqué par la Coordination des Mouvements de l’Azawad, ne saurait faire foi, encore moins justifier qu’une partie signataire de l’accord, notamment la CMA, s’attaque aujourd’hui aux forces armées maliennes sans une quelconque réaction, ni de l’ONU ni de la Médiation internationale, alors même qu’elles conviennent toutes que la deuxième phase du transfert des tâches de la MINUSMA à l’État malien, commencée le 1er septembre 2023, sera « extrêmement difficile ».

Là-dessus, le Gouvernement malien, tout en se disant ouvert au dialogue pour régler pacifiquement les questions ponctuelles qui peuvent se poser, tient au respect strict des délais convenus pour le transfert des camps de Tessalit, d’Aguelhok et de Kidal à l’État du Mali, et n’envisage pas de prolongation du départ de la Mission au-delà de la date du 31 décembre 2023. La première phase qui se concentrait sur la fermeture des avant-postes les plus petits et les plus éloignés des camps de l’ONU à Tombouctou, Gao et Mopti et la réduction de 25% de l’empreinte géographique de la MINUSMA, s’est achevée le 25 août avec la fermeture de la base de Ménaka.

Pourquoi on ne sent pas l’engagement de l’ONU dans la diligence de la deuxième phase du processus de réduction des effectifs et de retrait qui doit se dérouler jusqu’au 15 décembre et qui concerne la fermeture de six bases (Tessalit, Aguelhok et Kidal, au nord, Douentza et Mopti, au centre, et Ansongo à l’est), bien que l’Etat malien a et continue de réitérer son attachement à la mise en œuvre « intelligente et diligente » de l’Accord pour la paix et la réconciliation, en collaboration, bien sûr, avec les mouvements signataires qui le souhaitent ? Pourquoi la MINUSMA a consenti à laisser le camp de l’armée reconstituée aux mains des groupes armés de Kidal ?

Autant dire qu’il y a une complaisance avérée de la MINUSMA vis-à-vis des bandits armés de Kidal !

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