LDC5 – Le sommet des dirigeants mondiaux se veut être une nouvelle dynamique de partenariats pour la mise en œuvre efficace du programme d’actions de Doha

Du 05 au 09 Mars 2023 se tiendra à Doha au Qatar la cinquième conférence des Nations Unies pour les Pays les Moins Avancés ; ces derniers se sont engagés dans une course contre la montre pour atteindre les objectifs de développement durable d’ici 2030. Les années qui
nous séparent de cette date doivent conduire à un nouveau partenariat mondial susceptible de permettre à ces 46 pays de bénéficier d’un développement social, économique et  environnemental.

Le Qatar a exprimé l’espoir que la 5e conférence des Nations unies sur les pays les moins avancés (PMA5) constituera une étape importante vers la réalisation de l’engagement du programme d’action de Doha envers les pays les moins avancés (PMA) et le renforcement de
la coopération et des partenariats avec les PMA, considérant la conférence comme une occasion historique pour les parties participantes de réaffirmer leur engagement en faveur d’une coopération constructive et d'une action multilatérale pour aider les PMA à relever les
graves défis.

Cette déclaration a été faite lors d'un discours de S.E. le vice-premier ministre et ministre des affaires étrangères, Sheikh Mohammed bin Abdulrahman Al-Thani, devant le sommet du groupe des pays les moins avancés (PMA) en marge de la conférence, avec la participation du président de la République du Malawi et président du groupe des PMA sous l’égide des Nations unies, Lazarus Chakwera, du secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, et d’un certain nombre de représentants des pays participants à la conférence et des
organisations internationales.

S.E. Sheikh Mohammed a déclaré que l’initiative du Qatar d’accueillir la conférence du 5 au 9 mars découlait de sa conviction de la nécessité d’accorder plus d'attention à la réponse aux besoins des PMA. Il a ajouté que les participants ont une occasion historique de réaffirmer
leur engagement en faveur d’une coopération constructive et d’une action multilatérale, d’aider les PMA à relever les graves défis et de poursuivre l’élan positif et l’esprit de solidarité qui ont caractérisé l’adoption unanime du Programme d’action de Doha.
Dans son discours de bienvenue au Sommet des PMA, le chef de l’ONU a souligné que le coût de la vie devenait de plus en plus difficile en raison de la guerre en Ukraine, ce qui entraîne une hausse des prix de l’énergie et des denrées alimentaires. Ceci, combiné aux effets
des conflits, de la sécheresse, de la faim et de l’extrême pauvreté, crée un environnement qui alimente la pauvreté et l’injustice.
« Pour vos pays, les progrès accomplis dans la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) – à commencer par l’éradication de l’extrême pauvreté et l’élimination de la faim – représentent bien plus que des lignes sur un graphique menant à 2030 », a déclaré Antonio Guterres. « C’;est une question de vie ou de mort et il est inacceptable que vous soyez freinés par des processus et des décisions qui sont prises bien au-delà de vos frontières. »;

En effet, les géants des combustibles fossiles engrangent d’énormes bénéfices, tandis que des millions de personnes vivant dans les PMA ne peuvent pas mettre de la nourriture sur la table. « Vous risquez d’être laissés à la traîne dans la révolution numérique sans le soutien ou la technologie dont vous avez besoin pour le développement social et économique ou la création d’emplois »  a-t-il déclaré, appelant à mettre fin aux conditions qui ont laissé les pays vulnérables face à une « tempête parfaite. »

Pour clôturer son intervention, le secrétaire général de l’ONU a déclaré : »on mesure le développement d’une façon complètement erronée »; comme pour dire qu’il urge de trouver de nouveaux moyens judicieux de mesurer l’économie des pays, par exemple en élaborant des
critères de prêt qui vont au-delà du produit intérieur brut.

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